Les pupitres
les saxophones | Saxophones |
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| Écrit par Le Bureau | |
| 28-09-2006 | |
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Le saxophone est un instrument de musique à vent appartenant à la famille des bois. Il a été breveté en 1846 par Adolphe Sax. Il ne doit pas être confondu avec le saxhorn, de la famille des cuivres, mis au point, lui aussi, par Adolphe Sax. DescriptionL'instrument est composé de trois parties soudées ou collées réalisées en laiton : le corps conique, la culasse et le pavillon. Les clefs (au nombre de 19 à 22 selon les membres de la famille) commandent l'ouverture et la fermeture des trous latéraux percés sur le corps. L'extrêmité haute du corps est prolongée horizontalement par le bocal (démontable) qui porte le bec (en ébonite ou en métal), équipé d'une anche simple attachée avec une ligature. Le son du saxophone est produit à l'aide d'un bec et d'une anche en roseau (le plus souvent) ou plastique et non pas à l'aide d'une embouchure métallique comme pour les cuivres. C'est la vibration de l'anche sur la facette du bec qui permettra l'émission du son par mise en vibration de la colonne d'air contenue dans le corps de l'instrument. Bien que métallique, le saxophone appartient donc à la famille des bois (à cause de sa source de vibrations, l'anche) même s'il est parfois par abus de langage considéré comme faisant partie de l'ensemble des cuivres (où la vibration est produite par les lèvres dans une embouchure), notamment en jazz. De plus, il tend à se rapprocher de la sonorité des cordes (ceci est stipulé dans le brevet d'invention du saxophone), ce qui en fait le chaînon manquant unissant cordes, bois, cuivres et percussions (grâce aux sons slappés). Le saxophone s'accorde avec les autres instruments en faisant légèrement varier l'enfoncement du bec (modulable grâce au liège entourant l'extrémité du bocal). Il présente parfois des ressemblances avec la clarinette (notamment le soprano), dont il diffère cependant par sa perce conique au lieu d'être cylindrique. C'est d'ailleurs cette dernière particularité qui lui permet d'être un instrument octaviant (alors que la clarinette quintoie) : le but même de Sax lorsqu'il imagina son nouvel instrument.
La famille des saxophonesLa famille des saxophones conçue par Adolphe Sax comprenait 14 tailles. Seules six sont encore utilisées couramment aujourd'hui.
Les plus utilisés sont le soprano, l'alto, le ténor et le baryton. Ils composent les quatuors de saxophones. Dans les quatuors de saxophones, le soprano est parfois remplacé par un second alto. La totalité des saxophones actuels sont des instruments dits transpositeurs, c'est-à-dire que par exemple lorsqu'un saxophone alto joue un do, la note sonne comme un mi bémol de piano. La raison réside dans le fait que Sax a fabriqué deux séries de saxophones : dans la première série, les instruments étaient accordés en ut ou en fa et étaient destinés aux orchestres symphoniques, la deuxième série (celle que nous connaissons aujourd'hui) était accordée en si bémol et mi bémol et devait servir pour les fanfares militaires. Cependant, les musiciens d'orchestre ayant boudé les instruments Sax, alors que celui-ci trouvait de nombreux débouchés dans les musiques militaires nouvellement réformées, les instruments en ut ou en fa tombèrent peu à peu en désuétude : ils ne sont plus fabriqués après 1930 par les facteurs principaux de saxophones. Cet instrument comporte trois registres : grave, médium et aigu, sur un ambitus de deux octaves et une quinte. Dans de nombreuses musiques contemporaines et actuelles, on utilise aussi le sur-aigu dont les notes sont obtenues à partir de doigtés spéciaux permettant de faire sonner un harmonique particulier. De par son invention tardive, et même si des compositeurs comme Bizet ou Ravel ont reconnu ses mérites et l’ont parfois utilisé, le saxophone occupe une place assez marginale dans la musique classique et se trouve rarement représenté dans les orchestres symphoniques. Cependant, il reste incontestablement l'instrument roi du jazz, et la musique contemporaine en a fait l'un de ses instruments fétiches depuis les années 1980, en soliste comme en petits ensembles.
Histoire de la facture du saxophoneLe belge Antoine Joseph Sax, dit Adolphe Sax (1814-1894), a cherché inlassablement à perfectionner les instruments de musique, et plus particulièrement les instruments à vent ; il en a amélioré la justesse, la qualité de la sonorité ainsi que la facilité de jeu (il a déposé 33 brevets). Le tout premier saxophone construit par Sax, à Paris, en 1842, était un saxophone baryton en fa. Ce tout premier saxophone présentait toutes les caractéristiques du saxophone actuel : tube métallique à perce cônique, bec à anche simple et système de clefs Boehm, mais il avait encore la forme générale d'un ophicléide. En 1844, le saxophone est exposé pour la première fois à l'Exposition industrielle de Paris. Le 3 février de cette même année, Berlioz, un grand ami de Sax, dirige lors d'un concert son choral Chant sacré qui inclut le saxophone. En décembre, le saxophone fait ses débuts d'orchestre au Conservatoire de Paris dans l'opéra de Georges Kastner, Le Dernier Roi de Juda. Le 21 mars 1846, Sax dépose son brevet pour « un système d'instruments à vent dits Saxophones » qui comporte huit instruments. La réorganisation complète des musiques régimentaires et l'adoption par l'armée française, en 1845, des instruments de son invention (saxhorns, saxophones, saxotrombas) ont placé Sax en position de monopole de fourniture de ces instruments. Le brevet d'invention de Sax expire en 1866. La Compagnie Millereau fait alors breveter le Saxophone-Millereau, qui possède une clef de fa # bifurqué. En 1881, Sax étend son brevet d'invention original : il allonge le pavillon pour inclure un si bémol grave et un la et étend également vers le haut en ajoutant fa # et sol à l'aide d'une quatrième clef d'octave. Entre 1886 et 1887, l'Association Des Ouvriers invente la clef de trille do pour la main droite, le système de demi trou pour les premiers doigts de la main, l'anneau de réglage d'accord et la double clef; améliore le sol articulé pour que la clef de sol puisse être maintenue tandis que n'importe quel doigt de la main droite est employé, améliore le fa # bifurqué et ajoute un si bémol grave. Lecomte inventera en 1888 la clef d'octave simple ainsi que des rouleaux pour le modèle mi b -C basse. La société Adolphe Sax & Cie a été rachetée par la société H.Selmer & Cie en 1928 (le premier saxophone Selmer modèle 22 est né en 1921). Depuis lors, l'entreprise Selmer a participé à l'amélioration de la fabrication des saxophones, ce qui lui a valu de conquérir le marché américain et de s'imposer en Europe. Les autres anciens facteurs de saxophones (Buffet-Crampon, Millereau, Gautrot, Couesnon) présents à la fin du XIXe siècle, ont été progressivement supplantés par des marques internationales : Adler, Huller (Allemagne), Yamaha et Yanagisawa (Japon).
Aperçu du répertoire du XIXe siècleAprès son invention qui date du début des années 1840, le saxophone est très vite apparu dans l'orchestre et surtout dans les partitions d'opéra, ce qui pourrait être expliqué par le poste de Directeur de la musique de scène tenu par Adolphe Sax lui même (une sorte de musique militaire utilisée dans les grandes scènes) à l'Opéra de Paris. Après l'Hymne sacré ou Chant sacré de Berlioz et l'oratorio Le Dernier Roi de Juda de Kastner, œuvres exécutées pour la première fois en 1844 et 1845, Halévy inclut le saxophone dans son opéra Le Juif errant (composé en 1852), dans L'Africaine créé en 1865, Ambroise Thomas dans Hamlet (1868) puis dans Françoise de Rimini (1882), Bizet dans son Arlésienne (1873), Delibes dans Sylvia (1876), Massenet dans Le Roi de Lahore (1877) Hérodiade (1881) et Werther (1886), Saint-Saëns dans Henri VIII (1883), d'Indy dans Fervaal (1895), etc. Mais la cabale dressée contre Sax est trop forte et l'instrument, à de rares exceptions près qui confirment la règle, a du mal à percer. De nos jours, l'on peut faire remonter les idées reçues contre le saxophone des musiciens classiques à cette période.
L'explosion du saxophone populaireEn 1906, le quartet de Tom Brown faisait ses premiers pas avec le cirque des Frères Ringling aux États-Unis. À l'origine, les musiciens étaient multi-instrumentiste dans le style des spectacles Minstrels très populaires outre-atlantique, mais en 1914, l'ensemble devient le Brown Brothers Saxophone Sextet [1]. Avec un répertoire allant de Verdi (sextuor de Rigoletto) jusqu'aux premières esquisse du "jass" (That Moanin' Saxophone Rag, Smiles and Chuckles), ils ont eu un énorme succès populaire avec des disques, des tournées de music-hall et même des comédies musicales montées pour eux [1]. En 1917, Rudy Wiedoeft et son Frisco Jass Band [2] eut également beaucoup de succès grâce à sa participation à la comédie-musicale Canary Cottage où, malgré la présence de vedettes comme Eddie Cantor, le saxophoniste fut clairement l'attraction de la soirée. Après ce succès, les enregistments de Wiedoeft rencontrèrent un très large public . Le public américain, très friand de ce nouvel instrument relativement facile à apprendre, lance la mode du saxophone avec des revues telles que Sax-O-Trix et The Saxophone Revue. Il impose la présence des saxophones dans les orchestres de variétés, un avis qui n'était pas partagé par les tenants du style Nouvelle-Orléans, mais qui est vite devenu de rigueur à cause de la demande populaire. Durant cette période, il y a même des orchestres entièrement composés de saxophones qui font office de fanfares lors des manifestations populaires dans les villes américaines.
Influence sur la musique classiqueLe saxophone effectue son entrée dans le monde de la musique classique des années 20 grâce à des compositeurs comme Darius Milhaud, fortement influencé par cette musique venue d'Amérique (La Création du monde), Germaine Tailleferre (première version de son premier Concerto pour piano et orchestre), Maurice Ravel (Boléro) et Manuel Rosenthal (Saxophone Marmelade) qui, parmi d'autres, ont utilisé cette nouvelle couleur dans leurs compositions. Les Ballets suédois ont même monté en 1923 le seul ballet "jazz" de Cole Porter, Within the Quota, quelques semaines seulement après la première de La Création du Monde. Le succès d'orchestres de Jazz en France tels que l'Orchestre Scrap Iron Jazzerinos [3], Jim Europe's 369th Infantry Hellfighter's Band [4] et plus tard l'Orchestre Billy Max [5] ont fait entrer définitivement ce nouvel instrument dans la musique populaire française et par conséquent dans la musique moderne. Au XXe siècle, on peut encore citer Cardillac (1926) de Paul Hindemith, la Suite du Lieutenant Kijé (1934) de Prokofiev, Jeanne d'Arc au bûcher (1935) de Honegger, le Concerto à la mémoire d'un ange et Lulu d'Alban Berg, et d'autres partitions orchestrales comprenant une ou plusieurs parties pour saxophone dues à la plume de Ravel (orchestration des Tableaux d'une exposition, Boléro), Milhaud, Kodály, Ibert, Jolivet, Ralph Vaughan Williams, Franz Schreker, Benjamin Britten, Frank Martin et Luigi Dallapiccola parmi tant d'autres. Le saxophone est aussi présent dans un certain nombre de pages concertantes écrites par tant de grands compositeurs bien connus comme la Rhapsodie de Debussy (orchestrée par Roger-Ducasse), le Concerto op. 109 de Glazounov, les deux Ballades de Frank Martin, le Choral varié op. 55 de Vincent d'Indy, le Concertino da camera de Jacques Ibert, la Légende de Florent Schmitt, le Concerto de Lars-Erik Larsson et l'étonnant Concerto pour deux pianos, chœurs, quatuor de saxophones et orchestre (1934) de Germaine Tailleferre, que par des auteurs moins illustres tels Jean Absil, Henk Badings, Eugène Bozza, Gaston Brenta, André Caplet, Raymond Chevreuille, Marius Constant, Will Eisenmann, Henri Tomasi, Pierre Vellones, Henry Woolett et de nombreux autres. Soulignons que ces partitions sont très rarement exécutées en concert. En ce qui concerne la musique de chambre, le saxophone n'est pas davantage un instrument que l'on a souvent l'occasion d'écouter en concert. Au XIXe siècle, cela pouvait encore se comprendre, car à Paris, l'enseignement du saxophone n'a duré que 13 ans (classe d'Adolphe Sax, de 1857 à 1870) et n'a repris qu'en... 1942 ! Même si certains compositeurs avaient été tentés de composer pour ce nouvel instrument, on peut comprendre qu'ils aient reculé devant le fait qu'il y avait (trop) peu de bons interprètes pour jouer leurs œuvres ; mais actuellement, ce n'est plus le cas. La deuxième raison est la suivante : le sax étant un des tout derniers instruments acoustiques de l'orchestre à avoir été inventé, il est évident que les grands compositeurs de l'ère classique ou romantique n'ont pas pu lui confier leur inspiration. Passons sur la question de savoir ce qu'en aurait tiré Schubert ou Beethoven pour citer quelques compositeurs qui ne l'ont pas oublié. Pour saxophone et piano, on trouve des sonates et diverses pièces, notamment de Jean Absil, Eugène Bozza, Alfred Desenclos, Alexandre Gretchaninov, Paul Hindemith, André Jolivet, Charles Koechlin, Gabriel Pierné, Alexandre Tcherepnine, et autres Jacques Castérède et Henri Tomasi, dont certaines ont été spécialement écrites pour l'un ou l'autre des deux plus grands saxophonistes du XXe siècle : Marcel Mule, un Français qui a donné de nombreux concerts dans le monde entier et créé entre autres les concertos de Pierre Vellones, Eugène Bozza et Henri Tomasi; et Sigurd Rascher, musicien allemand naturalisé américain qui s'est également illustré sur tous les continents dans un répertoire spécialement conçu pour son aisance dans le registre suraigu, pour lequel les concerti de Glazounov et Ibert et la Ballade de Frank Martin ont été écrits. En 1928, les saxophonistes de la Garde Républicaine forment le Quatuor de Saxophones de la Garde Républicaine, ensemble qui prend le nom, en 1936, de Quatuor de Saxophones de Paris et donne de très nombreux concerts en Europe, tout en enregistrant une série de disques qui font partie de l'histoire de l'instrument. C'est grâce à cette formation et au rayonnement de son chef, Marcel Mule, saxophoniste hors pair, que la combinaison du quatuor de saxophones a connu un certain engouement chez des compositeurs comme Absil, Bozza, Françaix, Gandolfo, Glazounov, Guerrini, Mengold, Pierné, Schmitt ou Vellones; Savari, Dyck et de rares autres ont composé des œuvres pour trois saxophones. Les années 1970 voient se multiplier les ensembles de saxophones (constitués de 12 saxophones : S°SSAAATTTBBB) avec notamment Jean-Marie Londeix et l'Ensemble de saxophone de Bordeaux et l'Ensemble de saxophones de Lyon, dirigé par Serge Bichon. Des pièces notables sont composées par Ida Gotkovsky, Gérard Gastinel et Antoine Tisné. Parmi d'autres partitions pour saxophone et divers instruments, on retiendra surtout Hindemith (Trio pour sax, alto et piano), Webern (Quatuor op. 22 avec clarinette, violon et piano), Villa-Lobos (Choros n° 7 Sextuor Mystique et un Nonette), Caplet (un sextuor intitulé Légende), Stefan Wolpe (un quatuor avec percussion, trompette et piano), Hans Werner Henze (Antifone pour 13 instruments), etc. Heureusement, beaucoup de saxophonistes contemporains pleins de talent œuvrent à renforcer cette grande richesse de répertoire à travers leurs concerts, enregistrements, éditions critiques et autres. Citons, parmi eux, les Français Serge Bertocchi, Nicolas Prost, l'Anglais John Harle, le Japonais Nobuya Sugawa, le Suisse Marcus Weiss, et les Américains Paul Cohen, Taimur Sullivan et Paul Wehage.
Le repertoire contemporainDe nombreux créateurs utilisent toute la famille des saxophones avec bonheur, comme temoigne des livres de répertoire tel "125 années de Musique pour le Saxophone" de Jean-Marie Londeix et "Saxophonists and Their Repertoire" d'Indiana University Press. Le Russe Edison Denisov a composé une sonate pour saxophone alto et piano qui est généralement considérée comme une des pièces maîtresse du répértoire comtemporain. Le Français Antoine Tisné a composé une grande série d'œuvres pour saxophones, commençant par sa célèbre "Music pour Stonehenge" et continuant jusqu'à la fin de sa vie avec une série d'œuvres pour Paul Wehage ("Ombres de Feu" pour saxophone et orchestre, "Psalmodies" pour Saxophone Alto et Orgue, "Monodies pour Un Espace Sacré" pour saxophone seul, "Offertorium pour Chartres" pour saxophone alto et quatuor à cordes, "Labirythus Sonorus" pour Quatuor de Saxophones). Luciano Berio a utilisé les saxophones dans de nombreuses œuvres entre autres : Ses opéras: La vera storia, Outis et "Cronacca del luogo", sa pièce pour voix et petit ensemble instrumental : Calmo, Canticum Novissimi Testamenti pour 8 voix, 4 saxophones, 4 clarinettes ou encore en soliste dans : Sequenza IXb, originellement écrit pour la clarinette, puis développé pour saxophone et orchestre sous le nom de "Riti ou Chemin VII". L'Ecole miminaliste Américaine était particulièrement attirée par les saxophones notamment Philip Glass ("Einstein on the Beach", "Concerto pour Quatuor de Saxophones et Orchestre", "Glassworks") et John Adams ("Nixon in China", "Fearful Symmetries"). Steve Reich a même dédié au sax soprano sa première "phasing piece" qui se nomme "Reed Phase". Quant à Terry Riley, il en joue lui-même dans "Poppy Nogood and the Phantom Band". Le saxophoniste Jon Gibson a beaucoup travaillé avec ces compositeurs, mais leur influence principale (selon Riley, Glass et Adams) semble être l'inclassable Moon Dog. L'Ecole dite "de Bordeaux", influencée par l'enseignement de Jean-Marie Londeix a produit beaucoup d'œuvres pour le saxophone : "Le frène égaré" de François Rossé, "Hard" de Christian Lauba, "Concertino" pour saxophone soprano et octuor de violoncelles de Pascale Jakubowski, diverses œuvres d'Etienne Rolin, Thierry Alla, Christophe Havel. Le saxophoniste Daniel Kientzy, d'abord dans l'ensemble 2E2M, puis en soliste, a commandé, créé et enregistré un grande nombre d'œuvres écrites pour lui : "Goutte d'Or Blues" pour saxophone et bande de Bernard Cavana en est un exemple. D'autres compositeurs ont également produit des œuvres d'un grand intérêt pour saxophone solo : Paul Méfano, Karlheinz Stockhausen, Marie-Hélène Fournier, Gérard Grisey, Bruno Giner, Carson Cooman, Jean-Thierry Boisseau, Alberto Posadas, Philippe Hurel, Giorgio Netti, Jacques Lejeune... utilisent tous les types de saxophones, sans distinction, pour obtenir toute une variété de sonorités, d'atmosphères et de musicalités dont la famille du sax est capable. Mais c'est souvent pour la formule du quatuor de saxophone que les compositeurs majeurs de notre temps dédient leur travail. Parmi les œuvres les plus marquantes, citons : "Vue sur les jardins interdits" d'Henri Pousseur, XAS de Iannis Xenakis, "Rasch" de Franco Donatoni, le Quatuor d'Hugues Dufourt, "Four5" de John Cage, "even ... the loudest sky ..." de Bernardo Kuczer, "Avvicinamento" de Giorgio Netti, "Crosswind" de Georges Aperghis (avec alto à cordes), "Magic" d'Ivan Fedele, "La bocca, i piedi, il suono" de Salvatore Sciarrino, mais aussi des pièces très personnelles d'Alex Buess, Elliott Sharp, Denis Levaillant, Alvaro Carlevaro ... donnent l'image d'un instrument aux multiples facettes et capable de se nourrir de toutes les influences.
La première définition par BerliozHector Berlioz dans son grand traité d'instrumentation et d'orchestration définit avec une grande exactitude la nature des timbres des saxophones :
Quelques saxophonistes célèbres
Notes et références
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| Dernière mise à jour : ( 02-04-2007 ) |
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