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      Ecole de Musique affiliée CMF - Orchestre d'Harmonie
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De la Fanfare Municipale à l'Association Musicale de Feurs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Le Bureau   
06-02-2006

 (article de F Défrade paru dans le quotidien La Tribune Le Progrès)

    119 années séparent ces deux sociétés dédiées à la musique. Au fil du temps, la fanfare municipale a perdu sa vocation première d'animation, pour laisser place à la formation de jeunes musiciens au sein de l'Association musicale de Feurs.

 
  A l'origine de l'École de mu­sique, la Fanfare munici­pale créée par une poi­gnée de passionnés de musique en 1885, comme en témoigne la date imprimée en lettres d'or sur le premier fanion de la société. Dans ses premiers balbutie­ments, la Fanfare anime les défi-lés et donne quelques concerts en ville.

    Parallèlement, l'année 1896 voit l'avènement de l'Amicale Laïque au sein de laquelle une section artistique est créée, diri­gée par Joannès Garand. A son initiative, il monte une chorale, dont la qualité des prestations sera récompensée à maintes re­prises en France et à l'étranger. Cette période marque l'apogée de la chorale.

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    Quelques années plus tard, l'Amicale Laïque met en place à son tour une fanfare de trom­pettes qui va nuire considérable-ment à la Fanfare municipale.

    Cette dernière finira par disparaître en 1932 au profit de l'Amicale Laïque qui récupère quelques musiciens et forme une seule fanfare.

    Cette toute jeune fanfare, malgré les aléas de la guerre, va devenir batterie-fanfare (ne conte­nant que des cuivres) puis har­monie (incorporant tous les instruments).

Les années précaires

    Mais la guerre aura laissé des victimes. Les rangs se vident peu à peu, la relève n'est plus assu­rée. L'avenir de la fanfare est in-certaine. Dans les années soixan­te/soixante cinq, il ne reste plus que sept ou huit musiciens.

    Mais comment baisser les bras quand on a la musique dans la peau ? Forts de leur passion, ces irréductibles cherchent une solution pour relancer la société. Et c'est ainsi qu'en octobre 1966, l'école de musique est créée. A l'époque, on ne parle pas d'éco­le professionnelle, ce sont les musiciens qui donnent des cours aux élèves désireux d'apprendre un instrument et de rejoindre par la suite l'harmonie.

Un homme d'exception

    1967 marque un autre tour­nant dans l'histoire de l'associa­tion : Georges Moulin prend la direction de l'harmonie succé­dant à Antoine Fournier. Homme de valeur, il contribuera à déve­lopper l'école de musique. Jus-qu'en 1995, il assurera la direction de tous les concerts et partage depuis cette tâche avec sa fille Corinne Garcia. Mais pas ques­tion de tout abandonner, Georges Moulin est toujours chef d'or­chestre au sein de l'Association musicale de Feurs.

On déménage

    Durant cette période, l'école musicale quitte les locaux de l'Amicale Laïque et s'installe dans ceux de l'école du 8 mai sous la responsabilité de Julien Miallon en attendant que Robert Miallard prenne la relève quelques années plus tard. Les années soixante dix sont fastes, de plus en plus de jeunes intègrent l'école de mu­sique et n'hésitent pas à se pro­duire lors de concours nationaux. Le premier aura lieu en 1972 à Nevers, avec pour l'occasion un costume flambant neuf.

Los Amicalos

    Dans les années quatre vingts, un nouveau virage est amorcé avec la création d'un groupe d'animation : « Los Ami­calos » à la musique plus en-jouée. L'orchestre se compose d'une harmonie pour les concerts et d'une batterie fanfare pour les défilés officiels. Entre deux pa­sos Los Amicalos anime les car-navals, fêtes de village, soirées... Dans sa boulimie musicale, l'éco­le de musique organise un festival de musique en 1989 durant le-quel trente cinq sociétés, soit 2 500 musiciens vont animer joyeusement les rues de Feurs.

La rupture

    Deux ans plus tard, c'est la rupture avec l'Amicale Laïque. L'école de musique va désormais voler de ses propres ailes et créer une association loi 1901 qui s'ap­pellera désormais Association Musicale de Feurs (AMF). 2004 marque le vingtième anniversai­re de l'installation de l'AMF au château du Rosier après vingt sept ans dans les locaux de l'éco­le publique du 8 mai et de l'Ami-cale Laïque. Une autre page se tourne.

F. DÉFRADE

    (Le deuxième volet sur l'école de musique sera publié dans une pro­chaine édition.) article suivant
Dernière mise à jour : ( 02-04-2007 )
 
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